
Un tableau Excel, sept colonnes, vingt et une cases prévues pour les repas de la semaine. Passé la colonne du milieu, il ne restait plus que des cases vides et une envie de tout refermer. C'est à peu près tout ce qu'il me reste de ma première tentative de planification des repas, du temps où je croyais qu'un fichier bien rempli suffisait à organiser une cuisine plus légère pour toute la famille.
Petite précision avant d'aller plus loin : certains liens de ce journal sont affiliés. Si vous testez un outil via l'un d'eux, je touche une petite commission, sans que ça change le prix pour vous. Je ne partage que ce qui tourne vraiment chez nous, à Strasbourg, et je ne suis ni diététicien ni médecin — juste un père qui a repris les fourneaux en main. Pour toute question de santé, direction votre médecin plutôt que mes notes de cuisine.
Le déclic, et pourquoi ma planification des repas sur Excel n'a pas tenu
Fin mars, un bilan de santé est venu rappeler une évidence que je repoussais depuis des mois : moins de charcuterie, moins de plats industriels. Au lieu de chercher une méthode, j'ai ouvert un tableur et rempli vingt et une cases en une soirée, un repas par case, sûr de tenir toute la semaine sans y repenser. Mercredi midi, la moitié des cases restait vide, et ce qu'il restait dans le frigo, c'était surtout des carottes râpées en quantité absurde, allez savoir pourquoi, ça me semblait 'léger', sans la moindre protéine pour tenir jusqu'au week-end. Les trois soirs suivants, on a mangé des pizzas livrées. Pas glorieux, mais ça a au moins clarifié une chose : un fichier rempli un dimanche soir ne nourrit personne le mercredi si rien ne suit derrière.

C'est là que j'ai compris qu'anticiper les repas d'une semaine entière ne s'improvise pas sur un coin de table un dimanche soir. Après quatre ans à bricoler ma propre organisation en cuisine, je sais maintenant que la bonne case à cocher n'est pas 'un tableau bien rempli' mais 'un rythme qui tient le mercredi et le vendredi'. Une recherche rapide m'a mené vers l'accompagnement Menus Efficaces, noté 4,5 sur 5, de quoi se dire qu'on n'est pas le seul parent à galérer devant ses casseroles un dimanche soir.
Me lancer dans le batch-cooking du dimanche, en débutant total
Cette approche ne demande pas de savoir manier un couteau comme un pro. Le vrai changement, c'est de basculer d'un mode réactif — improviser chaque soir — à un mode proactif : je bloque environ deux heures le dimanche pour préparer des bases qui tiendront la semaine. C'est ce qu'on appelle le batch cooking, et je ne vais pas détailler ici une session complète pour une famille nombreuse — ça mérite son propre article ; chez nous, le principe tient dans une seule matinée.
La première fois que ça a vraiment marché, c'était un dimanche d'avril : des légumes de saison au four, du thym, des courgettes qui dorent tranquillement pendant que je m'occupe d'autre chose. Depuis, c'est devenu un rituel fixe du week-end. Le calcul reste à peu près le même que celui qu'on m'avait annoncé au départ, quelque chose comme 15 à 20 minutes de décision en moins à chaque repas, et sur sept jours ça finit par représenter près de trois heures retrouvées, pas en cuisine, mais ailleurs, avec les enfants, ou juste à ne rien faire. Ce qui me reste surtout de ces après-midis, c'est la sensation du film alimentaire qui refuse de se détacher des doigts, un peu engourdis de froid, juste au moment où je crois avoir fini.

Mon copain qui joue dans l'équipe de foot amateur du quartier s'entraîne certains soirs du côté de l'Allée de la Robertsau, et il passe parfois embarquer une portion de légumes rôtis juste avant d'y aller, en me demandant la recette comme si j'étais un chef. Je ne le suis pas. Pour qui démarre, mes astuces pour prévoir ses repas sans stress avec Menus Efficaces donnent un point de départ plus doux que de se lancer tête baissée.
Cette cuisine légère organisée convient-elle à tout le monde ?
Cette routine du dimanche n'est pas magique pour tout le monde, et je préfère le dire franchement plutôt que de vendre du rêve. Un voisin bosse en horaires postés, 3x8, à l'usine. Son 'dimanche' peut tomber un mardi après-midi, son petit-déjeuner parfois à l'heure où je dîne, et aucune routine sur sept jours fixes ne tient dans ce genre de planning.
Pour quelqu'un dans sa situation, ma méthode ne marche simplement pas telle quelle — les horaires décalés cassent l'idée même d'une semaine type. Ça demande soit d'adapter complètement le rythme, soit d'accepter que certains repas se gèrent à l'instinct plutôt qu'au menu prévu. De mon côté, avec des horaires de bureau réguliers, le système tourne bien, mais je me garderais de le présenter comme la solution universelle.
Il reste aussi plein de sujets que je ne pose pas ici : comment poser ses menus de la semaine pas à pas, comment amener des enfants à accepter plus de légumes sans grimace, comment organiser un frigo pour que rien ne pourrisse au fond, comment alléger toute une famille petit à petit sans drame à table, les temps de cuisson par légume, comment manger léger le soir sans finir sur la faim, les équivalents plus légers à la crème fraîche, comment construire sa liste de courses à partir des menus, la rotation des légumes de saison, et pourquoi je cuisine de plus en plus à la vapeur plutôt qu'à la poêle grasse. Ce sont d'autres histoires, pour d'autres fois.
Le gâchis recule, les sourires reviennent à table
L'organisation a aussi changé ce qu'on jette. Le chiffre national tourne autour de 30 kg de nourriture gaspillée par personne chaque année — un chiffre qui m'a fait réfléchir la première fois que je l'ai croisé. Depuis que je planifie avec Menus Efficaces, la différence se voit directement dans la poubelle de la cuisine.
Vers la cinquième semaine, un vendredi soir, il restait encore la moitié d'un bac de ratatouille préparé le dimanche précédent, et aucune pizza n'avait été commandée depuis le début de la semaine. Ma femme a remarqué, presque surprise, que la poubelle de compost débordait moins que d'habitude. Je lui ai expliqué que chaque légume acheté avait désormais une destination précise dans le menu, qu'il ne traînait plus au fond du bac à légumes en attendant une inspiration qui ne venait jamais. Même les soirs pressés, des légumes surgelés pour gagner du temps en semaine trouvent leur place dans le plan plutôt que de le contourner.

Les petits bonheurs d'une meilleure organisation en cuisine
Le mardi soir a un calme particulier maintenant : tout est prêt d'avance, il suffit de réchauffer et de dresser l'assiette. Il y a aussi une satisfaction tranquille à fermer le dernier contenant du dimanche soir, en sachant que les cinq ou six jours suivants sont à peu près réglés. Et sur le budget, moins de courses décidées sur un coup de tête en sortant du bureau, ce qui laisse de quoi sortir plus souvent en famille.
D'autres chantiers restent de côté pour l'instant : comment varier les repas de batch-cooking pour ne pas se lasser, comment ranger un congélateur pour vraiment s'y retrouver, quelles boîtes de conservation choisir quand on démarre, comment réchauffer un plat du dimanche sans perdre toute la saveur, comment réutiliser des restes de légumes au lieu de les jeter, ou comment manger léger un soir où on est invité dehors. Ce sont des sujets à part entière.
La rentrée met mes menus de la semaine à l'épreuve
La rentrée, quelques semaines plus tôt, a vraiment mis le système à l'épreuve : les inscriptions au sport qui s'accumulent, une réunion parents-profs casée entre deux urgences, le travail qui reprend sans prévenir. Les menus, eux, ont tenu. J'ai même varié avec quelques idées piochées dans Régalez-vous et Maigrissez, pour garder un peu de plaisir dans l'assiette malgré la discipline — un repas vécu comme une punition ne tient jamais plus de deux semaines, chez nous en tout cas.
Il n'est plus question de revenir à l'ancien système. Je rate encore des trucs bêtes, un oignon oublié sur le feu pendant que j'aide avec les devoirs, par exemple, mais le poids mental de 'qu'est-ce qu'on mange ce soir' a presque disparu. Pour qui se sent dépassé par l'idée, mon conseil reste le même : ne pas viser toute la semaine d'un coup. Trois repas planifiés d'avance suffisent pour commencer.

Si les soirées de semaine ont cessé d'être un casse-tête chez nous, c'est en grande partie grâce à l'accompagnement Menus Efficaces. Plus besoin d'improviser un repas avec pour seule inspiration une courgette et trois œufs qui traînent. Jetez un œil à leur page avant de vous décider, le format évolue de temps en temps, et ça vaut le coup de vérifier la version actuelle.
Sur ce, je vous laisse, j'ai une soupe de potiron à lancer pour demain. Bonne popote à tous.